André Baillon : Délires

Il marchait parfois très vite. Il comptait marcher jusqu’à rejoindre son père qui voyageait de l’autre côté de l’eau, en Angleterre. Il comptait aussi se vendre et travailler dans les fermes. Il aurait été fier de montrer sa force, par exemple comme l’homme qu’ils rencontrèrent poussant sur une brouette un tonneau de purin. Il eût aimé cela. Déjà, pour qu’on ne le reconnût plus, il avait changé de nom. Il ne s’appelait plus Kiki ; il s’appelait Alexandre.

André Baillon, Délires,
À la Jeune Parque, 1927, pp. 99-100.

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