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Georges Perec : La Vie mode d’emploi
Il trouva aussi des vieux jouets qui étaient certainement ceux avec lesquels avait joué François : une toupie à ressort, et un petit nègre en plomb peint avec un trou de clé dans le côté ; il n’avait pour ainsi dire aucune épaisseur, consistant en deux profils plus ou moins fondus ensemble, et sa brouette…
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Charles Cros : « Effarement »
I. Effarement Au milieu de la nuit, un rêve. Une gare de chemin de fer. Des employés portant des caractères cabalistiques sur leurs casquettes administratives. Des wagons à claire-voie chargés de dames-jeannes en fer battu. Les brouettes ferrées roulent avec des colis qu’on arrime dans les voitures du train. Une voix de sous-chef crie :…
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Raymond Roussel : La Doublure
Poussant une brouette, S’approche, à gauche, un grand et très gros campagnard ; Sa tête immense a l’air souriant, goguenard, Avec l’aspect heureux d’un bon propriétaire ; Dans la brouette on voit un peu de grosse terre Véritable, noirâtre et par paquets ; il est Sans veste, en pantalon gris très clair, en gilet…
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Raymond Roussel : Nouvelles Impressions d’Afrique
Dès que l’homme, au surplus, pour avoir ausculté […] Pendant qu’on l’épluchait telle porte ou tel mur […] Voit tout nus ses défauts, ses tics, ses appétits, Par ses yeux complaisants ils sont rendus petits […] Comme si, choisissant la seconde opportune, Un ensorcellement eût su le rendre enclin A prendre : […] — à…
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Jean Giono : Le Chant du monde
La petite cliente maigre serrée dans son fichu soupesait des patates comme des fruits. On marchait dans une boue noire qui fliquait sous les pas. De chaque côté de la rue les ruisseaux coulaient rouges en roulant de grosses îles de graisse de bêtes. Le drapier avait ouvert sa porte. Il époussetait des bures qui…
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Marcel Schwob : Cœur double
Le lendemain soir, à l’appel, mon ami Podêr était parti en bombe. Après, il entra en prison. Je le vis quelques jours, le balai à la main, le calot sur l’oreille, derrière la brouette. Il fit la marche forcée, avec paquetage sur le dos, du camp jusqu’au quartier. Marcel Schwob, « Podêr », Cœur double…
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Julio Cortázar : Marelle
« La non-communication parfaite, pensa Oliveira. Ce n’est pas tant que nous soyons seuls, ça, on le sait et pas moyen d’y couper. Être seul, en définitive, c’est être seul sur un certain plan où d’autres solitudes pourraient, à la rigueur, établir un contact avec nous. Mais le moindre conflit, un accident de la rue…
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Jean-Pierre Mocky : Je vais encore me faire des amis !
Passionné par le cinéma américain, Bourvil avait appris l’anglais dans la perspective d’une carrière internationale, amorcée avec L’Arbre de Noël, de Terence Young, dont il partage l’affiche avec William Holden et qu’il avait tenu à postsynchroniser lui-même dans les deux langues. Il se savait atteint d’un cancer de la moelle osseuse, mais c’est sur le…
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Francis Picabia : Poésie ron-ron
il faut plaire aux gens mais combien sont-ils voilà quarante ans qu’ils m’empoisonnent avec leurs yeux tous les jours la même chose j’ai l’estomac frissonnant bizarre et vermoulu je suis la grande chaleur de midi dans une nacelle qui plane sur un plan de géographie brouette le choléra des temps passés était plus beau que…
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Marcel Arnac : Le Brelan de Joie
À ce moment, arrive un gros moine qui clampine et s’époumone à crier : — Une voiture ! un cheval ! un âne ! Ma part de Paradis à celui qui me portera ! Maître Adam lui demande pourquoi : — Je suis perdu d’honneur, gémit le moine, si je n’arrive en temps pour ce…
