Gilbert Sorrentino : Splendide-Hôtel

Il est clair que dans le célèbre poème de l’artiste à propos de la brouette rouge, le mot « enduite », possède une qualité adjectivale : il fonctionne un peu comme un gérondif. Il a la vie absolue du verbe, mais contient toujours la qualité picturale, l’image, si vous voulez, du substantif. Il donne à cette remarquable œuvre d’art le pouvoir insistant qu’elle a sur l’imagination, sa qualité de noblesse figée. « Enduite ». Je prends le d de ce mot comme excuse pour ce chapitre.

Gilbert Sorrentino, Splendide-Hôtel [1973],
traduit par Bernard Hœpffner,
Éditions Cent Pages, 2017, non paginé, chapitre D.
[contribution de Jacques Barbaut]

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