Raymond Queneau : Chêne et Chien

C’était aux Andelys, je crois, et ma famille
me regardait fort amusée.
Elle ne pensait pas qu’un jour mes fortes cuites
la feraient un peu déchanter.

Je ne décrirai point mon immense tristesse
lorsqu’il nous fallait revenir :
seul, un jour, un potiron sur une brouette
réussit à me faire rire.

Raymond Queneau, Chêne et Chien, roman en vers [1937]
in Œuvres complètes I, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1989, p.11 ;
Gallimard, « Poésie », 1989, p. 44.
[avec la complicité de Thomas Goguet]

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