Marcel Schwob : Cœur double

Le lendemain soir, à l’appel, mon ami Podêr était parti en bombe. Après, il entra en prison. Je le vis quelques jours, le balai à la main, le calot sur l’oreille, derrière la brouette. Il fit la marche forcée, avec paquetage sur le dos, du camp jusqu’au quartier.

Marcel Schwob, « Podêr », Cœur double [1891],
U.G.E., « 10/18 », 1979, p. 219 ;
in Œuvres, Phébus, coll.
« Libretto », 2002, p. 192.
[contribution de Florian Ferré]

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