Boris Vian : L’Automne à Pékin

Angel regarda de nouveau le restaurant blanc avec les fleurs aux teintes vives qui piquaient la façade, çà et là, et il pressa le pas pour rejoindre ses camarades. A côté des camions monstreux s’accroupissait le taxi noir et jaune, aussi peu représentatif qu’une brouette ancien modèle à côté du type « dynamique » établi par un inventeur bien connu de très peu de gens.
Non loin de là, la robe vert vif de Rochelle frémissait, agitée au point fixe par les vents ascendants, et le soleil lui faisait une ombre très belle, malgré l’irrégularité du sol.

Boris Vian, L’Automne à Pékin [1947],
10/18, 1967, p. 52.

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