Benjamin Péret : Mort aux vaches et au champ d’honneur

LOHENGRIN. — Cessez de vous dissimuler dans les rainures du plancher. Le temps est doux en ce mois de décembre et les mouches broutent paisiblement les bancs des squares. Il n’en faut pas plus pour que les pavés bâillent d’ennui, ce qui est très grave pour l’avenir des brouettes. Il est vrai qu’une brouette envolée attire les thons et les pêcheurs ne s’en plaignent pas. Cependant il serait plus simple de distraire les pavés, plus économique aussi. Les finances de l’État ont donc tout à y gagner. L’assemblée doit, sans tarder, prendre ses responsabilités sur cette question.

Benjamin Péret, extrait de « Mort aux vaches et au champ d’honneur » [1923],
in Œuvres complètes, tome 3, Eric Losfeld, 1979, p. 135.

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