Benjamin Péret : De derrière les fagots

C’est ainsi que le chapeau melon graisseux comme il convient
s’est réveillé un beau matin sur une tête de pierre
qui se grattait les dents avec un chien empaillé
Mais quel chien
On aurait dit une lanterne vénitienne
demandant l’aumône à un chef de gare
une brouette appelant Pascal à la rescousse
un tremblement de terre hésitant entre Naples et Tokio
ou entre le premier et le cinquième étage

Benjamin Péret, extrait de « À cela près »,
De derrière les fagots [1934],
in Œuvres complètes, tome 2, Eric Losfeld, 1971, p. 36.

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